mercredi 7 octobre 2009

To kick a wind to

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Très jeune, Chris Hipkiss s'intéresse à la vie sauvage de son Angleterre natale. A l'âge de 16 ans, il commence à travailler comme apprenti dans l'usine de son père. C'est donc en autodidacte qu'il développe peu à peu un style de dessin très original, en utilisant des supports de grand format (souvent plus d'un mètre de largeur, parfois bien plus). Mon attention a été attirée récemment par la parution de To Kick a wind to, une magnifique rétrospective de son travail au format géant (30 x 40 cm) chez United Dead Artists, la maison d'éditions créée par Stéphane Blanquet.
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Ses dessins sont généralement des vues en hauteur envisagées avec un angle très large de paysages fantastiques. S'y entremèlent des éléments végétaux semblant issus de périodes antédiluviennes et des constructions résultant de la fusion improbable d'une Babylone inventée et de la Place rouge. On y voit des espèces de processions et/ou un grouillement d'êtres perdus dans l'immensité qui les entoure. L'usage de perspectives étranges, le côté inhumain des paysages et l'allure presque monstrueuse des personnages rapprochent ces visions de celles d'artistes qui ont voulu représenter le pire de l'au-delà : Jérôme Bosch, William Blake bien sûr, mais aussi James Ensor. Le parcours en dehors des sentiers académiques de Chris Hipkiss et son inspiration fantasque en font un représentant, internationalement célébré, de l'art brut. Les illustrations ci-dessus constituent des exemples de son travail récent, issus de son site internet.
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