vendredi 22 juin 2012

La danse des possédés (33)


 


Encore aux études, une de nos congénères avait été surnommée Le Gouffre. Personne ne l'a plus jamais croisée. On en vient presque à penser que le vide a fini par aspirer jusqu'à sa pauvre enveloppe. Gare aux gens qui la rencontreraient, ce mal est contagieux et se propage vite. 

3 commentaires:

Alfredo Chopala a dit…

D’où viennent ces influences mystérieuses qui changent en découragement notre bonheur et notre
confiance en détresse ? On dirait que l’air, l’air invisible est plein d’inconnaissables Puissances, dont nous subissons les voisinages mystérieux.

Jean Dezert a dit…

C'est vrai. Et en plus ça fait mal au ventre monsieur Chopala. On devrait boire un verre un de ces jours, peut-être croiserons-nous le Gouffre...

Alfredo Chopala a dit…

Je suis ok pour un verre !

En fait, après réflexion, le gouffre, c'était plus ça :
"J'avais devant les yeux les ténèbres. L'abîme
Qui n'a pas de rivage et qui n'a pas de cime,
Était là, morne, immense; et rien n'y remuait.
Je me sentais perdu dans l'infini muet."