..
.
.
.
.
.Une partie de campagne de Jean Renoir (1936-1946)
Fountainhead (Le rebelle en français) de King Vidor (1948)
Divine Horsemen. The Living Gods of Haïti (1947-1981) de Maya Deren
La ligne générale de Sergueï Eisenstein (1929)
La femme des sables d’Hiroshi Teshigahara (1964)
A propos de Nice de Jean Vigo (1929)
La montée au ciel de Stéphane Breton (2009)
Stromboli, terra di Dio de Roberto Rosselini (1950).
Oncle Boonmee (celui qui se souvient de ses vies antérieures) d'Apichatpong Weerasethakul (2010)
Déjà s'envole la fleur maigre de Paul Meyer (1960)
Terra em transe de Glauber Rocha (1967)
La république Marseille de Denis Gheerbrant (2006-2007)
Fantastic Mr Fox de Wes Anderson (2009)
Walden de Jonas Mekas (1964-1968)
En avant jeunesse de Pedro Costa (2008)
Voyage aux Pyrénées de Jean-Marie Larrieu (2008)
Close-Up d’Abbas Kiarostami (1990)
The Shooting de Monte Hellman (1967)
Milestones de Robert Kramer (1975)
.
.
.
.C'est à la fois une collection permanente, un site internet et une exposition itinérante. Il entend proposer une exploration intuitive des musiques et des images aventureuses apparues depuis le début du XXème siècle et rendues possibles par les nouvelles techniques d'enregistrement et de modification des sons et des images inventées dès la fin du XIXème siècle. Visant clairement au décloisonnement des genres, Archipel a choisi de regrouper ces disques et ces films par « îlots » associant des artistes (ou des œuvres) qui partagent des pratiques de création proches (par exemple : le travail sur le silence, le bruit, le recyclage, le corps, etc.) La grande majorité de ces œuvres faisant appel, dans des combinaisons à chaque fois différentes, à plusieurs de ces modes opératoires, il est clair que ces îlots ne sont pas hermétiques.
Un Archipel que l'on peut visiter, où l'on peut se perdre, sans être spécialiste ou déjà initié aux expressions artistiques dites « expérimentales ».
Les îlots ne sont pas baptisé « corps », « silence », « aléas », « recyclage » (…) pour faire joli. Ils sont reliés ensemble pour souligner que les progrès des connaissances en différents domaines interagissent pour donner naissance à de nouveaux langages, de nouvelles manières de raconter la vie. Les îlots fonctionnent comme des rouages qui élaborent peu à peu un regard neuf sur les expressions artistiques . L'importance réside dans les passage que vous pratiquerez d'un îlot à l'autre.
Chaque îlot est composé de « pierres blanches » en musique, poésie ou cinéma, proposée en écoute et chacune de celles-ci est agrémentées d'un texte explicatif, d'un glossaire et d'un audio guide."
.
.
.
.Arlt chante à deux : voix d’eau (Eloïse Decazes) et voix de terre (Sing Sing) comme des haikus tournés mantras contrariés. Leur incandescente austérité fait des trucs. Toutes les chansons sont des chansons d’amour et Arlt l’a compris qui décline ça sur tous les tons menacés, inquiets, bagarreurs, hésitants, rieurs, étonnés. Avec pour décors les éboulis de pierres et des accidents d’oiseaux.
La guitare de Sing Sing est une sauterelle blessée, sèche comme une porte sur les doigts, ressassant blues paranormaux, folklore insituable et pop bercée sans casque un peu trop près des murs qu’on sait.
Decazes, impassible, aimante, larguée ou colère, bricole à cœur ouvert des orages et des aubes claires. Ce sont des berceuses, des litanies , de soudains décollages verticaux (épiphanies/évanouissements). L’autre râle, persifle, dérape, grogne, hulule et chante faux. C’est charmant.
Pour écouter ou voir Arlt, cliquez ici ou là.
.
Naturellement discret, Cédric Castus a officié pendant plusieurs années dans l'ombre, en tant que guitar eros du triumvirat V.O. / Raymondo / Soy Un Caballo. Seul dans son coin, il compose depuis 2007 des miniatures instrumentales à l'aide de sa guitare, de petits objets (sonnette, dictaphone) et d'une pédale loop. Entre Tortoise et Madonna, Cédric assure le service.
Pour écouter Castus, cliquez ici.
.
.