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jeudi 22 mars 2012
mardi 13 octobre 2009
Exposition universelle
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.L'influence des musiques extra-occidentales sur le développement des sons modernes (de la musique japonaise sur John Cage, des ragas indiens sur les compositeurs minimalistes...) est bien connue. Dès la fin du 19e siècle, alors qu'ils ne sont pas encore diffusés dans nos régions et que l'ethnomusicologie n'en est encore qu'à ses balbutiements, ces genres exotiques vont émerveiller deux des compositeurs les plus importants de cette période charnière entre déclin du Romantisme et naissance de la Modernité : Claude Debussy et Erik Satie.
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Tous deux visitent l'Exposition Universelle de 1889 à Paris. C'est là qu'ils rencontrent une musique enchanteresse différant totalement des règles harmoniques et rythmiques auxquelles ils sont accoutumés. L'influence d'un orchestre de gamelan javanais sur l'art de Debussy a souvent été discutée (on voit ci-dessus un document issu des collections de la Bibliothèque historique de la ville de Paris montrant des danseuses javanaises présentes lors de cette foire). D'après la biographie d'Erik Satie (ci-dessus en 1909) par Anne Rey (Seuil, 1974 et 1995), ce dernier aurait eu un coup de foudre similaire.
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C'est un orchestre roumain qui le marque le plus. En 1889, dans Musiques pittoresques, Promenades musicales à l'Exposition de 1889, Julien Tiersot en écrit une description :
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"Les musiciens (...) se plaisent à ces mouvements lents qui se prêtent si bien à l'expression des sentiments contemplatifs et rêveurs qu'ils paraissent porter en eux. Souvent, le chant du violon ou de la flûte, soutenu par des accords mineurs prolongés, parfois très longtemps sans changer, a le caractère d'une improvisation très libre et à peine dessinée : il en résulte une impression vague et monotone, d'un charme berceur et captivant. (...) La tonalité est presque toujours mineure, ou du moins appartenant aux différentes variétés du mode mineur ; l'influence des gammes orientales, avec leurs intervalles augmentés très caractéristiques, s'y fait sentir ; ou bien ce sont des cadences bizarres, comme celle de telle mélodie majeure concluant au relatif mineur. (...) Quoi qu'il en soit, cela est délicat et plein de charme, surtout si l'on ne prolonge pas trop l'audition."
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Comme le relève Anne Rey, ce texte pourrait très bien servir à caractériser l'art de Satie qui, à cette époque, vient d'écrire les Gymnopédies et est en train de composer les Gnosiennes. Belle coïncidence... Contre une vision étriquée et ethnocentrique de la musique moderne...
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dimanche 13 septembre 2009
Then no sound
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.Un des romans qui a le plus changé ma vision de la littérature est sans aucun doute Molloy de Samuel Beckett (Editions de Minuit, 1951). Il suffit parfois que je passe près d'un bois pour penser aux pérégrinations forestières de Molloy et Moran, trébuchant, rampant et finissant, pour le premier, par s'abîmer dans un fossé. Ce texte majeur m'offrait une appréhension nouvelle de la condition humaine. Un état où seul le corps compte, où toute volonté de pensée logique (la scène de partage des cailloux) et de transcendance finit par échouer et montrer sa vacuité.
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C'est grâce à ce récit et d'autres que j'ai lus par la suite (notamment les magnifiques Dépeupleur et Premier amour) qu'en 2007, j'ai visité l'exposition consacrée à l'oeuvre de l'écrivain au Centre Georges Pompidou à Paris. Là, j'ai découvert toutes les connexions qu'elle entretenait avec d'autres champs artistiques : le théâtre bien sûr, le cinéma (le fameux Film avec Buster Keaton en 1966), la peinture (Beckett en était un fin connaisseur, il aurait ainsi eu l'idée d'En attendant Godot en voyant des toiles de Caspar David Friedrich où des gens, vus de dos, observent la lune), mais aussi la musique.
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Beckett rencontre Morton Feldman à Berlin en 1976. Le compositeur, très enthousiaste, demande à Beckett de lui écrire un livret d'opéra. L'écrivain aurait accepté sans jamais avoir entendu une note du musicien ! Quelques semaines plus tard, Feldman recevait le texte de Neither (opéra en un acte pour orchestre de chambre et soprano). Les deux hommes garderont le contact puisqu'en 1987, Beckett suggère le compositeur pour la réadaptation de sa pièce radiophonique Words and Music (créée en 1961).
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J'écoute beaucoup ces derniers temps For Samuel Beckett, la dernière oeuvre achevée par Feldman avant de mourir en 1987. On est évidemment tenté de trouver des similitudes entre cette composition pour un ensemble instrumental mixte et l'oeuvre de Beckett : appauvrissement apparent du matériau thématique, fausse simplicité de la forme et importance du silence (équivalent à la mort ?). L'aspect hoquetant de la musique pourrait aussi évoquer la dégradation et la perte du langage dans certains des textes de l'écrivain. Une pièce majeure et belle donc où, comme dans d'autres oeuvres de Feldman, on a l'impression d'être immergé dans un univers où le sentiment de claustrophobie s'accompagne d'un émerveillement face aux richesses de texture sonore. Il en existe une belle interprétation chez Hat Hut, enregistrée en 1991 par l'Ensemble Modern et conduite par Arturo Tamayo.
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The Modern Word, un site web très complet sur Samuel Beckett, s'intéresse aux rapports que son oeuvre entretient avec la musique. Le titre de ce post est issu du texte de Neither.
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mercredi 12 août 2009
De l'heureuse pérennité du "Bruit"
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"La musique à percussion est une révolution. Son et rythme ont été trop longtemps soumis aux restrictions de la musique du XIXe siècle. Nous luttons aujourd'hui pour leur émancipation. Demain, les oreilles pleines de musique électronique, nous entendrons la liberté.
Au lieu de nous donner des sons nouveaux, les compositeurs du XIXe siècle nous ont donné des arrangements sans fin de sons anciens. Nous avons branché des radios et toujours su quand nous étions tombés sur une symphonie. Le son a toujours été le même, et il ne s'est pas manifesté la moindre curiosité quant aux possibilités du rythme. Pour trouver des rythmes intéressants on a écouté du jazz.
Au stade actuel de la révolution, une saine anarchie se justifie. L'expérience doit nécessairement se poursuivre en tapant sur n'importe quoi - casseroles, bols à riz, tuyaux de fer -, tout ce qui tombe sous la main. Non seulement en tapant, mais en frottant, martelant, produisant des sons de toutes les manières possibles. En bref, il faut explorer les matériaux de la musique. Ce qu'on ne peut pas faire soi-même sera fait par les machines et les instruments électriques qu'on inventera.
Les objecteurs de conscience de la musique moderne tenteront, naturellement, n'importe quoi en fait de contre-révolution. Les musiciens n'admettront pas que nous faisons de la musique ; ils diront que nous nous intéressons à des effets superficiels, ou, tout au plus, imitons la musique orientale ou primitive. Les sons nouveaux ou originaux seront marqués "bruit". Mais notre réponse commune à toute critique doit être de continuer à travailler et à écouter, de faire de la musique avec les matériaux, son et rythme, qui lui reviennent, d'ignorer la structure encombrante, mal équilibrée des interdits musicaux. (...)"
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Cet extrait est issu du texte de John Cage But : Musique nouvelle, Danse nouvelle lui-même tiré d'une série d'articles intitulée La musique à percussion et ses rapports avec la danse moderne parue dans Dance Observer en 1939. Il a été écrit à Seattle où John Cage dirigeait alors un ensemble pour percussion. On peut trouver cette traduction dans le recueil de discours et écrits Silence, paru en langue originale en 1961 et en français en 1970 aux Editions Denoël. Ce classique du génial compositeur, à la frontière de l'essai, de la poésie et de la composition musicale, où l'on trouve des textes aussi bien sur Erik Satie, Marcel Duchamp que sur la danse ou la mycologie, a été réédité chez le même éditeur en 2004.
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vendredi 17 avril 2009
The Rest is Noise
.J'apprends avec joie que l'essai The Rest is Noise. Listening to the Twentieth Century d'Alex Ross est en cours de traduction et devrait sortir chez Actes Sud. Cet ouvrage a fait grand bruit lors de sa sortie en 2007 dans le monde anglo-saxon et a fait gagner à son auteur le National Book Critics Circle Award en 2007 et le Guardian First Book Award en 2008. Alex Ross, qui est en outre critique musical pour le New Yorker, a également été finaliste pour le Pulitzer Prize.
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Le propos de ce livre passionnant est de tenter d'approcher la musique moderne du 20e siècle dans sa globalité et dans les rapports qu'elle entretient avec le contexte historique dont elle est issue. Le cadre politique est fréquemment convoqué afin de comprendre l'évolution des genres musicaux abordés. Par exemple, les liens de Strauss et de Chostakovitch avec le régime nazi pour le premier et le soviétique pour le second sont envisagés afin de cerner leur œuvre. Si l'approche d'Alex Ross se veut chronologique, elle n'est pourtant pas exhaustive, l'auteur s'autorisant des approfondissements de sujets qui lui tiennent à cœur, notamment la carrière du Finlandais Sibélius. Parmi d'autres leitmotivs privilégiés par Ross, on peut citer les jeux d'influences existant entre musiques populaire et savante. Bref, il s'agit d'une synthèse accessible aux non musicologues très stimulante et qui sans aucun doute, donne l'envie de se plonger dans des musiques considérées souvent comme hermétiques.
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A ce propos, en discutant de ce livre, un ami me révèle l'existence d'un blog nommé Musica del siglo XX et dont l'objectif est d'offrir l'opportunité au curieux de découvrir les musiques décortiquées dans l'ouvrage d'Alex Ross. Le sous-titre du blog est d'ailleurs el resto es ruido, comme le titre de ce dernier. On y trouve des enregistrements de qualité de dizaines d'oeuvres de Ligeti, Messiaen, Bartok et de beaucoup d'autres moins connus.
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Le propos de ce livre passionnant est de tenter d'approcher la musique moderne du 20e siècle dans sa globalité et dans les rapports qu'elle entretient avec le contexte historique dont elle est issue. Le cadre politique est fréquemment convoqué afin de comprendre l'évolution des genres musicaux abordés. Par exemple, les liens de Strauss et de Chostakovitch avec le régime nazi pour le premier et le soviétique pour le second sont envisagés afin de cerner leur œuvre. Si l'approche d'Alex Ross se veut chronologique, elle n'est pourtant pas exhaustive, l'auteur s'autorisant des approfondissements de sujets qui lui tiennent à cœur, notamment la carrière du Finlandais Sibélius. Parmi d'autres leitmotivs privilégiés par Ross, on peut citer les jeux d'influences existant entre musiques populaire et savante. Bref, il s'agit d'une synthèse accessible aux non musicologues très stimulante et qui sans aucun doute, donne l'envie de se plonger dans des musiques considérées souvent comme hermétiques.
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A ce propos, en discutant de ce livre, un ami me révèle l'existence d'un blog nommé Musica del siglo XX et dont l'objectif est d'offrir l'opportunité au curieux de découvrir les musiques décortiquées dans l'ouvrage d'Alex Ross. Le sous-titre du blog est d'ailleurs el resto es ruido, comme le titre de ce dernier. On y trouve des enregistrements de qualité de dizaines d'oeuvres de Ligeti, Messiaen, Bartok et de beaucoup d'autres moins connus.
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Sur ce site très complet, on trouve des articles, le blog et des informations sur l'ouvrage d'Alex Ross.
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dimanche 23 novembre 2008
Phill Niblock et Kan Mikami
Pour sa dixième édition, le festival Images Sonores à Liège présente diverses compositions de musique contemporaine dont des oeuvres des pionniers Karlheinz Stockhausen et John Cage.
Le vendredi soir, Jean-Marc Montera (guitare) que l'on a notamment vu jouer avec Sonic Youth, et Chris Cutler (persussion), fer de lance du rock anglais expérimental depuis une quarantaine d'années (il a notamment officié au sein de Henry Cow), rencontrent les musiciens Daan Vandewalle (piano) et Arne Deforce (violoncelle).
Le vendredi soir, Jean-Marc Montera (guitare) que l'on a notamment vu jouer avec Sonic Youth, et Chris Cutler (persussion), fer de lance du rock anglais expérimental depuis une quarantaine d'années (il a notamment officié au sein de Henry Cow), rencontrent les musiciens Daan Vandewalle (piano) et Arne Deforce (violoncelle).
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Silence, tensions et couleurs radiophoniques s'offrent en un bouquet sonore abstrait passionnant dans les pièces Kurzwellen (1968) de Karlheinz Stockhausen et Four (1954) de John Cage.
Silence, tensions et couleurs radiophoniques s'offrent en un bouquet sonore abstrait passionnant dans les pièces Kurzwellen (1968) de Karlheinz Stockhausen et Four (1954) de John Cage.
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Le clou de la soirée est certainement l'interprétation par Arne Deforce de la pièce Poure de Phill Niblock. Seul à son instrument, le violoncelliste est installé entre deux écrans où est projeté un documentaire réalisé par Niblock lui-même. The Movement of People Working tente de montrer la dynamique du travail manuel par la juxtaposition de séquences de gestes techniques spécialisés (par exemple, raboter un outil, coudre un tissu...) où le cadre est essentiellement bloqué sur les mains des artisans.
Le clou de la soirée est certainement l'interprétation par Arne Deforce de la pièce Poure de Phill Niblock. Seul à son instrument, le violoncelliste est installé entre deux écrans où est projeté un documentaire réalisé par Niblock lui-même. The Movement of People Working tente de montrer la dynamique du travail manuel par la juxtaposition de séquences de gestes techniques spécialisés (par exemple, raboter un outil, coudre un tissu...) où le cadre est essentiellement bloqué sur les mains des artisans.
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Les suites de frottements au violoncelle sont enregistrées et superposées pour former petit à petit un bloc sonore impressionnant diffusé dans l'ancienne église baroque Saint-André par plusieurs enceintes. Cette musique lancinante donne aux images une signification équivoque : aliénation due à la technicité des gestes ou infinie répétition du geste créateur ? A la fin de la performance, le violoncelliste fait applaudir un monsieur assez âgé assis au premier rang. S'agirait-il de Phill Niblock ?
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Le DVD du film de Phill Niblock, malheureusement épuisé, est édité par le label Extreme. Ses derniers albums dont le magnifique triple Touch Three sont sortis sur le label Touch Records.
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Le samedi soir, au Cinéma Nova à Bruxelles, le troubadour japonais Kan Mikami a rendez-vous avec son public à 22.00. Il est difficile de ne pas être scotché par la présence physique impressionnante du bonhomme. Des hurlements et soupirs, des sauts, des pantomimes inquiétants transforment le concert en un spectacle théâtral magnétisant. La compréhension du japonais n'est pas nécessaire pour apprécier ce chant d'écorché vif, très romantique. Le jeu de guitare, free, évoque aussi bien le fantôme de Derek Bailey que celui de Davy Graham.
Les suites de frottements au violoncelle sont enregistrées et superposées pour former petit à petit un bloc sonore impressionnant diffusé dans l'ancienne église baroque Saint-André par plusieurs enceintes. Cette musique lancinante donne aux images une signification équivoque : aliénation due à la technicité des gestes ou infinie répétition du geste créateur ? A la fin de la performance, le violoncelliste fait applaudir un monsieur assez âgé assis au premier rang. S'agirait-il de Phill Niblock ?
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Le DVD du film de Phill Niblock, malheureusement épuisé, est édité par le label Extreme. Ses derniers albums dont le magnifique triple Touch Three sont sortis sur le label Touch Records.
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Le samedi soir, au Cinéma Nova à Bruxelles, le troubadour japonais Kan Mikami a rendez-vous avec son public à 22.00. Il est difficile de ne pas être scotché par la présence physique impressionnante du bonhomme. Des hurlements et soupirs, des sauts, des pantomimes inquiétants transforment le concert en un spectacle théâtral magnétisant. La compréhension du japonais n'est pas nécessaire pour apprécier ce chant d'écorché vif, très romantique. Le jeu de guitare, free, évoque aussi bien le fantôme de Derek Bailey que celui de Davy Graham.
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Le bluesman japonais a sorti de nombreux albums dont certains sur le label P.S.F. records sur lequel on trouve la crème des musiques psychédéliques nippones.
Le bluesman japonais a sorti de nombreux albums dont certains sur le label P.S.F. records sur lequel on trouve la crème des musiques psychédéliques nippones.
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