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vendredi 17 octobre 2014

Du son et des hommes


Ce vendredi 14 novembre à 20.00, les Maîtresses folles et les Jeunes filles présentent deux concerts au Cercle du Laveu, avec des hommes, une femme, un accordéon, une cornemuse, une vielle à roue, de la guitare et des cordes vocales.

La Baracande
En France, il existe un collectif de musiciens nommé La Nòvia. Archéologues sonores des traditions musicales du centre du pays, ils s'inspirent de celles-ci sans les lisser ou les folkloriser, évitant les pièges des fusions souvent gênantes des musiques dites « du monde ». Au contraire, ils puisent dans les danses et chants traditionnels d'Auvergne ou du Limousin ce qui résonne malgré le temps qui passe, ce qui remue les tripes, en bref ce quelque chose qui fait qu'il y a eu des hommes bien avant nous, que nous sommes toujours des hommes, et que nous pouvons nous rencontrer, par le biais du son et de la mélodie. Usant de vielles à roue, de cornemuses, mais aussi d'instruments modernes qu'ils amplifient parfois très fort, ils élaborent des morceaux hypnotiques, qui cognent, et appellent la transe.
La Baracande est une des émanations de ce collectif, construite autour du répertoire de chants, collectés durant les années 1950, de Virignie Granouillet, une dentellière auvergnate. Et l'interprétation de ce patrimoine aux sources médiévales sonne comme le rock psychédélique qu'on a longtemps rêvé, puissant, dramatique et gorgé d'histoires.

Basile Brémaud / chant
Pierre-Vincent Fortunier / cornemuse béchonnet 11 pouces, violon
Yann Gourdon / vielle à roue, boîte à bourdons
Guilhem Lacroux / guitare, lap steel

 
Ça s'écoute ici et ça se regarde par exemple .

Karine Germaix
L'accordéon ou le piano du pauvre a souvent eu mauvaise presse auprès des jeunes publics. Certains ont essayé de le sauver pour l'adapter à la sauce moderne, qu'on pense à la nouvelle chanson réaliste ou au projet Gotan, une espèce de fusion, qui n'en faisait que mettre en avant son côté folklo plutôt que mettre en valeur ses potentialités. C'est précisément « ceux qui ont tué le genre », qui, à l’âge de 18 ans, ont fait abandonner son instrument à la Bretonne Karine Germaix. Heureusement, grâce à l'intervention d'un ami qui lui montre qu'il y a autre chose, elle découvre les compositions de musique classique contemporaine qui ont été écrites pour l'accordéon, en premier lieu celles de la compositrice russe Sofia Goubaïdoulina.
Dans les concerts de Karine Germaix il y a une grande hésitation qui questionne ou séduit, entre la virtuosité impressionnante et une courageuse exploration qui tente de partir de zéro, entre l'instrument seul et le service qu'il veut rendre à la chanson, qui reste présente. Le tout forme un univers un peu sombre et mélancolique, mais proche et accessible, avec des lumières qui peuvent surgir aussi bien dans l'interprétation somptueuse de Piazzolla que dans l'écoute que la musicienne veut susciter.
(extraits d'un texte de C.Piette)


Ça s'écoute ici et se regarde par exemple .

Pour en savoir plus sur les origines de La Baracande, voir ici.


dimanche 7 septembre 2014

Le terril (19)



Un rêve :
Le bout de mon index droit est tranché et s'en échappent de la fumée ainsi que des volutes de sang transformé en gaz. Je me consume et cela fait du bien. 
J'ouvre les yeux, j'ai cinq ans et quelques personnes m'entourent. D'elles émane un halo, faible, mais nettement perceptible. Certaines jouent d'un instrument, ensemble ou pas, je ne sais pas très bien. D'autres regardent dans le lointain. Des fourmis grimpent sur mes jambes et comme ce sont des noires, je ne m'en soucie guère. Le monde est ici et si l'horizon porte loin, il n'y a rien au-delà. J'en suis sûr.
La prochaine fois, je prendrai mon kazoo.
En avant.

vendredi 15 août 2014

Face aux vents dominants


On fait suivre cette initiative de proximité :

Le service communication de Venice Beach vous propose un apéro-concert au sommet du terril Piron. LE 16 AOUT **17h00**
** Comme panorama: le bassin industriel Liégeois, le stade du Standard et la vallée de la Meuse.

** Comme siège: le terril Piron

/// /// SCHREIN (Allemagne)
Croisement parfait entre Albert Ayler et Lightning Bolt, ce trio de jeunes allemands démystifie l’idée de musique dissonante = musique chiante avec l’énergie du punk et la sensualité du métronome psychédélico-electro-acoustiqu
e. On imagine déjà danser la samba sur leurs airs de liberté cosmique, regardez le lien vidéo pour vous mettre dans la peau du jeune gourgandin décomplexé qui est en vous.
N.B : Connectés et/ou membres de la sphère psycho-psyché-freaky allemande : Meudiamorte Records, Datashock, Phantom Limbo – Gigs & more, Flamingo Creatures, Sun Worship, …

http://www.youtube.com/watch?v=RhaYBprDA14 http://www.youtube.com/watch?v=FEIKp0RokOQ http://shitschrein.tumblr.com/


/// /// R.O.T. (Belgique)

Emanation débridée d’une Belgique inondée par toute la scène indie conventionnelle allant du post-rock-machin au math-truc-chose, R.O.T a créé ce qu’il y a de plus excitant dans la musique libre. Symbole absolu de l’union de l’étrange et du beau, le collectif est d’une tendresse à tout craindre. Aussi à l’aise avec une balle de ping pong qu’avec des lecteurs à bandes timorés, leur expression musicale est formée du plus beau romantisme mélodique « à côté de la plaque » jamais entendu.

Peut-être plus important encore ( ?!), leurs membres ont été cruciaux à la construction de la scène alternative des années 90/2000/… avec e.a. le label Veglia, Dirk Freenoise, le Death Petrol, le Ptit Fays Festival, Buffle, la ferme du Biéreau, Grambacht, Partkdolg, Gangalai & Gourabai ETC.
Certifié présent à la fête : Floris Vanhoof, Laurent Cartuyvels.

http://www.youtube.com/watch?v=Zcm63BRNi5k

/// /// LINUS VANDEWOLKEN (belgique)

Linus Vandewolken, hommeliste, joueur de hommel -épinette des Vosges- jouera son premier concert à Liège ce samedi 16 août de l’an 2014. Après des années à avoir diverti sa famille, ce vieux baron à l’allure robuste et désenchantée, qui trouve l’inspiration dans les paysages flamands et la douceur de vivre, s’attaquera à son répertoire en public face aux vents dominants, à la santé du feu et de la flamme

https://hotelrustique.bandcamp.com/album/hr1409-hommel-op-aarde-ep

*** ACCES AU TERRIL par la fin de la rue des Grands Champs,4420 Liège. Vers le numéro 151 ***

*** PRIX LIBRE ***

*** 17h00 ***
 

vendredi 1 mars 2013

Lumière d'en bas


Écrire à propos d'un album en s'aidant du qualificatif enchanteur relève a priori du poncif. Avec Lumière d'en bas du duo Midget! (paru il y a quelques semaines sur We Are Unique Records) par contre, le terme est loin d'être galvaudé et doit être envisagé dans son sens littéral. Les morceaux sont en effet habités de zones d'ombre, de voix angéliques et de guitares pernicieuses. Curieux mélange, où folk anglo-saxonne, mélodie à la française et dérives instrumentales toxiques croisent le fer. Et il n'y aura pas de gagnant. Un très bel album donc, qu'on peut écouter ici et dont on découvrira la délcinaison scénique ce vendredi soir à l'An vert à Liège. Midget! comprend Claire Vailler et Mocke, ce dernier officiant également au sein d'Arlt qui, "c'est une joie", jouera aussi ce soir.

vendredi 8 février 2013

Pluralitas non est ponenda sine necessitate



"Une pluralité ne doit pas être posée sans nécessité." Tel pourrait être traduit le principe de simplicité (ou d'économie) tel qu'il a été énoncé au 14e siècle par Guillaume d'Ockham. Le rasoir d'Ockham nous paraît bien choisi pour titrer des œuvres de la grande compositrice Eliane Radigue. Si "les multiples ne doivent pas être utilisés sans nécessité", alors la musique de celle-ci est sans aucun doute idéale. Intense et minimale, fascinante et hypnotique. On ira à nouveau s'en rendre compte ce soir à Alost où Occam 1, Occam River 1 et Occam Delta 2 seront interprétés par le harpiste Rhodri Davies, la joueuse de viole Julia Eckhardt et la bassiste et clarinettiste Carol Robinson. Pour ceux que ça intéresse, c'est ici que ça se passe.


vendredi 25 janvier 2013

Some of these days


Un certain concert de décembre 2010 plus loin à l'ouest. Une expérience, enfin. Depuis, il se passe peu de jours sans que je pense aux Japonais de Maher Shalal Hash Baz, pour le meilleur... C'est donc un peu un rêve qui s'accomplit puisqu'ils joueront ce samedi 16 février à Liège (!), ce qui est déjà incroyable, mais en plus ils viennent avec Arlt (!!) et Le Ton Mité. Ils seront donc 13 (!) sur scène. Spasmes.


On a déjà pas mal rigolé en lisant la notice wikipedia du groupe, dont voici quelques extraits : 

Maher Shalal Hash Baz is the artistic alter ego of Tori Kudo, a Japanese naivist composer and musician. The name is taken from Maher-shalal-hash-baz in the Book of Isaiah verses 8:1 and 8:3, and translates roughly as "Hurrying to the spoil, he has made haste to the plunder." Maher-Shalal-Hash-Baz is also mentioned in the Book of Mormon in verses 2 Ne 18:1 and 18:3.
Tori Kudo has been cagy about details of his life before MSHB. He was once a member of a shadowy, revolutionary political party in Japan, although he has dissociated himself from politics since joining the Jehovah's Witnesses. He also works as a ceramicist.
Tori Kudo has resisted defining the sound of his band, although in an interview with Tim Footman in Careless Talk Costs Lives magazine (August 2002) he declared "I am punk." There are also elements of folk, psychedelia and free jazz; the band's tendency to ask members of the audience to join in adds a sense of danger in live performance. Perhaps the best description comes from his own sleevenotes to From a Summer to Another Summer: "Error in performance dominates MSHB cassette which is like our imperfect life."

lundi 17 décembre 2012

La danse des possédés (49)


Cette année, Noël, pour nos pommes, ça se passe le 22 au Bimhuis à Amsterdam, avec The Ex et beaucoup d'autres :

Zea & Xavier Charles
The Ex & Brass Unbound (Peter Evans, Mats Gustafsson, Ken Vandermark, Wolter Wierbos)
Fendika
Andy Moor & Yannis Kyriakidis
John Butcher
Katherina & Ditmer Weertman
Circus Debre Berhan & John Dikeman
Raoul van der Weide & Peter Evans & Paal Nilssen-Love
Jaap Blonk & Axel Dorner
Api Uiz
Terrie solo

dimanche 4 novembre 2012

La tâche d'en dominer le déferlement sur la terre






Ce samedi, nous sommes allés écouter un concert de sonneries de trompes de chasse "en présence de la clé de saint Hubert", exposée à l'occasion de la fête du patron des chasseurs. Pour l'occasion, on livre un extrait du passionnant Sang noir. Chasse, forêt et mythe de l'homme sauvage en Europe de l'ethnologue Bertrand Hell (réédité cette année chez L’œil d'Or). On espère que ce concert en forme de remède prophylactique nous préservera d'éventuelles fureurs noires à venir...

"Au IXe siècle, à l'époque où s'établit le pèlerinage de saint Hubert, l’évêque de Reims, Hincmar, lance un appel véhément : "Il faut rechercher ardemment l'aide des saints qui règnent sur la terre par des miracles ; vers leurs tombeaux les malades viennent et sont guéris, les paysans accourent et cessent d'être la proie du diable, les possédés du démon s'y hâtent et sont délivrés". Cette exhortation sera très largement entendue, et de longues colonnes de pèlerins vont affluer de manière quasi ininterrompue jusqu'à nos jours, vers le sanctuaire des Ardennes. Affluence certes, mais point de recours fortuits. Le culte des saints mis en place durant le Moyen Âge est un système thérapeutique, dans lequel les puissances thaumaturges respectives des saints guérisseurs se complètent. A chaque saint est dévolu un champ spécifique de guérison-délivrance : saint Roch et la peste, saint Antoine et l'érysipèle, saint Acaire et le mal des acariâtres, etc. ; à chaque dévotion, qui comprend des éléments spécifiques tels le rituel ou la légende hagiographique, incombe la fonction de rendre cette spécificité lisible à tous. Voilà pourquoi, en prenant simplement comme exemple le pays ardennais, les possédés souffrant de deux affections psychopathologiques apparemment identiques ne vont pas implorer le même saint. Les hommes livrés au mal de saint Guy (convulsions liées à la chorée) se rendent à Echternach, au Luxembourg, auprès de saint Willibrod, un moine anglais contemporain de saint Hubert. Là, ils trouvent la guérison grâce à un rite célèbre, la procession dansante autour du tombeau (les dévots font trois sauts en avant suivis de deux sauts en arrière). En revanche, les enragés, les frappés du haut mal et tous ceux qu'étreint une fureur noire se placent sous la protection de saint Hubert. Dans le réseau des saints guérisseurs, saint Hubert occupe une place particulière, liée à sa capacité de maîtriser les débordements les plus noirs. Mais, outre la métamorphose animale des possédés, sous quelle autre forme ces forces sauvages associées au sang noir se manifestent-elles au regard de l'Eglise ? Le clerc appelé à la barre du tribunal bordelais au début du XVIIe siècle nous apporte la réponse : "En nostre âge, de récente mémoire, on a vu des apparitions nocturnes de chasseurs criants comme vrais chasseurs et entendu des bruits de cornets, de chiens, de chevaux, de lumières qui ne sont autres que démons" (Procez criminel contre Jean Grenier). Ces chasseurs démoniaques viennent de l'au-delà, et à saint Hubert seul incombe la redoutable tâche d'en dominer le déferlement sur la terre."

vendredi 27 avril 2012

La danse de la pieuvre


A l'occasion du 500e billet posté ici, je suis très heureux d'annoncer une soirée sous le signe de la fureur et de la beauté animales. Plus d'infos bientôt. Et un grand merci à Jérôme, notre concepteur d'affiche !

samedi 11 février 2012

Hyperbang

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Hyperbang, c'est ce soir.

"Gaëlle Rouard et Christophe Cardoen scandent de concert l’une des images argentiques, l’autre de la lumière, aux commandes d’une machine de sa fabrication qui hache le rayon mieux qu’un stroboscope. Et comme on parle de mettre en morceau : David Chiesa heurte et frictionne des cordes amplifiées...

Une fiction qui tâte des origines et des chaos, les événements sonores assouvis de lumière pendant le lent travail de la transformation, des couleurs de lumières crues avalent l’image et quelques alpinistes. Le rythme s’accélère, les lumières et les sons s’épaississent, éblouissent, l’intrigue se fait insaisissable. Les personnages se débattent dans une matière plus dense, hypnotique.... Sans kilowatts superflus, aux origines de l’art cinétique, avec du photon, de la chimie et du son ...

Gaëlle Rouard : Projecteurs & Films 16 mm // David Chiesa : Cadre de Piano & Basse électrique // Christophe Cardoen : Lumières & Optiques"

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Bardo Thodol


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Une petite excursion à Leuven ce vendredi 17 février. On s'en réjouit. On mettra des Vans en velours. Oui, je ne sais pas gérer la taille des vidéos.
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vendredi 30 septembre 2011

The Great Park & Cam Deas

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Le concert a lieu ce dimanche 2 octobre au Cercle du Laveu (Rue des Wallons, 45 - Liège). Ce sera bel et bon. Plus d'infos sur The Great Park ici et sur Cam Deas là.
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lundi 23 mai 2011

Un rossignol en 1938


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Les combles d'une annexe à la cure de l'église du Roeulx. Quelques bougies éclairent une table basse où sont déposées des cassettes audio portant des titres tels que "Rameau's Nephew by Diderot", "Percussive Noise" ou encore "Strange Birds" (on rêve d'entendre cette dernière). Le corps d'Aki Onda ondule lentement tandis qu'il entraîne avec lui l'auditeur dans un monde sonore mystérieux qu'il crée en manipulant les field recordings recueillis sur ses cassettes. Rêverie. Cette magnifique échappée musicale, organisée dans le cadre du cycle Res(o)nance, m'aura rappelé un disque curieux et essentiel : une compilation d'enregistrements de Ludwig Koch (1881-1974), un Allemand pionnier du field recording (Archival Sound Series, Concrete).
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Alors qu'il n'a que huit ans, en 1889, le jeune Ludwig reçoit de son père un phonographe d'Edison avec lequel il s'amuse à enregistrer les cris et chants des animaux de sa ménagerie. Le premier enregistrement connu et conservé d'un oiseau a donc été réalisé par jeu par un enfant... Ludwig Koch est issu d'une famille de musiciens qui fréquente alors le gratin du post-romantisme : Franz Liszt, Johannes Brahms... C'est ainsi que l'on a conservé un document exceptionnel : une captation de quelques notes des Danses hongroises de Brahms, jouées en 1889 par le compositeur lui-même ! Pour l'anecdote, Koch, qui ne devait pas être bien grand, avait placé l'enregistreur sous le piano ce qui explique, en plus de son ancienneté, la qualité limitée de l'enregistrement. L'aspect "sale" de ce dernier lui confère une dimension presque surréelle et accentue sa qualité de témoin d'une époque révolue.

Plus tard, Ludwig Koch se spécialise dans la captation de cris et chants d'oiseaux, mais aussi dans la réalisation de portraits sonores de lieux. La vie quotidienne de Paris en 1952 est ainsi présentée sur deux pistes presque cinématographiques. En ce qui concerne les oiseaux, on peut entendre sur le disque des spécimens des serres royales de Laeken (1938-1952), un rossignol (1938) et plusieurs oiseaux marins (puffins, pétrels...) à diverses dates. Alors qu'il fuit l'expansion du parti Nazi en Allemagne et qu'il s'établit en Grande-Bretagne, Koch travaille à l'édition du célèbre livre sonore Songs of Wild Books en 1936. Durant la guerre, il est engagé par la BBC pour laquelle il expérimente diverses techniques d'enregistrement et contribue au développement de la bioacoustique. A 80 ans, il achève son travail pour la BBC en captant les sons d'un nid d'hirondelles dans le Somerset. On peut écouter de nombreux enregistrements de Ludwig Koch sur Archival Sound Recordings de la British Library.
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Je termine cette note en mentionnant que ses captations dans les serres de Laeken ont été commandées par le roi Léopold III et sa mère Elisabeth afin de réaliser le livre Les oiseaux chanteurs de Laeken, publié seulement en 1952 et distribué gratuitement dans plus de 20000 écoles ! Bon, on va essayer de trouver cet ouvrage accompagné de ses 4 disques 78 tours...
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vendredi 11 mars 2011

Quelques minutes de soleil après minuit

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Ce soir au Cercle du Laveu, un concert à ne pas manquer : Quelques minutes de soleil après minuit. Le concert sera précédé d'une projection de quelques courts métrages de Norman McLaren. Venez nombreux !

Réunion de 3 long-activistes de la scène expérimentale française (David Chiesa – contrebasse, Jean-Philippe Gross – électronique et Xavier Quérel – projecteur 16 mm), pour un projet intitulé “Quelques minutes de soleil après minuit”, pour une performance sonore et visuelle variant de l’intime au chaos, de la précision au sauvage...

Trio mêlant image, électronique et musique acoustique, avec le désir de ne pas être dépendant d’un système de diffusion pour une sorte de musique de “chambre” électro-acoustique. Un travail de la matière avec une réelle intention de brouiller les pistes entre l’instrumentarium purement acoustique et électronique. Nerveux, énergique . . . et cinématographique abstrait (avec le travail de Xavier Quérel membre de la culte Cellule d’Intervention Metamkine) avec l’utilisation d’un écran de la taille d’une feuille A4 !

mercredi 2 mars 2011

Bientôt

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Dans les trois semaines à venir, on ne pourra pas dire qu'il n'y a rien à faire. On peut également mentionner la soirée Entr'acte aux Ateliers Claus le 3 mars et le Festival Kraak au Netwerk à Alost le 5 mars.
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Il nous faut également révéler que le mardi 22 mars, nous accueillerons au Cercle du Laveu Arrington de Dionyso (US, free post-punk shamanique, Old Time Relijun...) (+ invités) et Réveille (France, le nouveau projet de François Virot/Clara Clara). Bientôt plus d'infos !
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Dans un premier temps, rendez-vous est pris le 4 mars à l'An vert. N'arrivez pas tard, les concerts comenceront à l'heure.
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jeudi 24 février 2011

Concerts le 4 mars à l'An vert

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Ce vendredi 4 mars à l'An vert (Liège, Rue Mathieu Polain 4) aura lieu une soirée de concerts à ne pas manquer :

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Christine Sehnaoui (Liban, saxophone), Andrea Neumann (Allemagne, cadre de piano préparé) et Bonnie Jones (USA, électronique) figurent parmi les musiciennes les plus en vue de l’improvisation actuelle. En tissant sonorités acoustiques et électroniques, elles élaborent une musique vibrante toute en tensions et surprises. Multipliant chacune les collaborations dans le monde entier, leur rencontre à l’An vert sera une occasion rare de les voir jouer ensemble.

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Soirée de contrastes car nous recevrons également Stranded Horse, de son vrai nom Yann Tambour. Ce dernier a abandonné l’électricité orageuse de son projet Encre pour se consacrer à la pratique de la Kora, cet instrument à cordes africain. Ses deux albums de folk lumineux imprégnés de blues malien évoquent de grands espaces. Une bonne occasion de sortir de la mélancolie hivernale.

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Il y aura de la musique dansante et croustillante après les concerts. La PAF est fixée à 7 euros. Les portes ouvriront à 20.00, ne tardez pas, les concerts commenceront tôt.
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jeudi 17 février 2011

Les voies de la musique

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Ce week-end, un petit tour à Metz pour le nouveau Pompidou, mais aussi pour une expérience de concert très prometteuse : la diffusion de la composition Gaku-no-Michi (Les voies de la musique) par Jean-Claude Eloy, assisté d'Eric Cordier. Ce "film sans images pour sons électroniques et concrets" sera diffusé dans son intégralité, 4 heures, dans le noir, pour un public couché, avec des sons de préparation durant une demi-heure et des sons de prolongation jusqu'à ce que la salle soit vide. Je suis très heureux d'aller me plonger dans cette matière sonore car, l'année passée, la réédition de Gaku-no-Michi (par Hors Territoires), sous la forme d'un coffret de 4 disques, m'a réellement subjugué.
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Le compositeur français Jean-Claude Eloy a suivi l'enseignement d'Olivier Messiaen, Pierre Boulez, Karlheinz Stockhausen... Ses oeuvres ont été interprétées ou diffusées dans le monde entier. Gaku-no-Michi a été produit (voir les photos de Rieko Mae ci-dessus) à Tokyo en 1977-78 dans le studio de musique électronique de la radio NHK (Nippon Hoso Kyokai). Cette composition captivante est réalisée notamment à partir de sons captés au Japon : bruits de la rue de Tokyo, cérémonie commémorative annuelle d'Hiroshima... Le but poursuivi par le compositeur n'est bien entendu pas documentaire, ces sons étant manipulés, étirés, montés pour construire une fresque aux textures et couleurs très variées. Avec cette longueur et l'influence extrême-orientale, nul doute que l'oeuvre induise chez le spectateur un rapport au temps particulier. Immersion, contemplation (...), on se réjouit de vivre ça. Le concert est organisé par l'association Fragment, dont la programmation est très enthousiasmante.
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Ici, vous trouverez divers articles de presse liés aux premiers concerts et à l'édition en disque de Gaku-no-Michi, dont une interview de Jean-Claude Eloy par le cinéaste Chris Marker parue dans les Entretiens du Monde de la musique en décembre 1979.
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